Virginie Lavoie

22 juil. 2025

3 trucs pour bien utiliser les notifications push dans son app

On les dit intrusives, sources de fatigue numérique, parfois même contre-productives… Pourtant, les notifications push restent l’un des leviers les plus puissants pour stimuler l’engagement mobile. Bien conçues, elles permettent aux marques de créer une interaction ciblée, au moment le plus opportun — une connexion impossible à établir autrement sans l’omniprésence du mobile. Elles s’invitent dans le quotidien de l’utilisateur, directement sur l’interface qu’il consulte le plus : son téléphone.

Mais face au flot de notifications reçues chaque jour, il ne suffit plus d’envoyer un message. Pour avoir un réel impact, celui-ci doit être pertinent, personnalisé et bien ciblé. Dans cet article, nous explorons ces trois clés du succès et comment des marques comme Starbucks, Flo ou Nike Run Club s’y prennent pour en tirer le meilleur parti et, surtout, comment bien le mesurer.

1. La pertinence : le bon message, au bon moment

Une notification ne doit pas être perçue comme intrusive. Pour capter l’attention du consommateur et générer une action de sa part, elle doit arriver au bon moment et dans le bon contexte. C’est ce qui la rend précieuse et légitime et qui évite de créer une fatigue à long terme.

Starbucks illustre bien cette approche: la marque envoie des notifications géolocalisées lorsqu’un utilisateur se trouve à proximité d’une succursale. L’offre arrive alors au moment où l’utilisateur est le plus susceptible d’y répondre. Uber Eats adopte une stratégie similaire en envoyant des notifications au moment des repas, adaptées aux habitudes horaires de chaque utilisateur.

Sur le plan technique, cela implique de connecter votre app aux API de géolocalisation d’iOS et d’Android, d’utiliser un SDK mobile capable de gérer des déclencheurs basés sur des événements contextuels, et de configurer des règles dans votre système de push pour exclure certains créneaux horaires. Un bon paramétrage côté back-end permet aussi d’aligner les notifications avec des événements en temps réel (par exemple, une promotion active, une météo favorable à une offre).

Il est essentiel de s’appuyer sur des données contextuelles comme la localisation, l’heure de la journée ou les événements en temps réel, et d’éviter les notifications intempestives qui risquent d’agacer l’utilisateur au lieu de le séduire.

2. La personnalisation : un message qui parle à chacun

Les utilisateurs attendent des messages qui tiennent compte de leur réalité. Envoyer le même contenu à tous, c’est parler dans le vide. Une notification bien personnalisée donne à l’utilisateur l’impression que l’app comprend ses besoins et lui facilite une tâche.

Le parfait exemple pour illustrer cette bonne pratique serait l’application Flo : ses notifications sont adaptées au cycle menstruel, aux préférences et aux objectifs de chaque utilisatrice. Ces messages apportent une réelle valeur ajoutée et sont perçus comme un service plutôt qu’une sollicitation. Duolingo en est également un bon exemple en proposant des notifications personnalisées, qui s’ajustent en fonction du niveau de l’utilisateur et de sa fréquence d’apprentissage, en adaptant les rappels pour maintenir la motivation sans devenir intrusif.

Techniquement, la personnalisation repose sur la collecte et la centralisation des données, toujours avec le consentement explicite de l’utilisateur. Un back-end synchronise en temps réel les profils, les comportements et les contextes d’usage. Un moteur de règles ou de segmentation génère ensuite des contenus dynamiques adaptés à chaque situation. Certaines plateformes permettent d’intégrer des variables personnalisées directement dans les modèles de notifications — prénom, localisation, historique de navigation, moment de la journée, etc. L’intelligence artificielle et le machine learning ajoutent bien évidemment une couche prédictive en affinant les recommandations et en déclenchant les bons messages, au bon moment, sur le bon canal.

3. Priorisation : viser les utilisateurs qui comptent

Diffuser une notification à l’ensemble de sa base sans distinction, c’est risquer l’indifférence — voire générer de la frustration. À l’inverse, concentrer ses efforts sur les utilisateurs les plus susceptibles d’interagir permet non seulement de réduire la pression marketing, mais surtout d’optimiser le retour sur chaque envoi. Autrement dit : investir là où l’attention est disponible, et où l’action est probable.

Un bon exemple de cette approche est l’application Sephora, qui combine données d’achat, préférences déclarées et comportements in-app pour déclencher des notifications ultra ciblées. Un rappel pour une routine beauté personnalisée peut ainsi être envoyé juste avant un réapprovisionnement probable, au moment idéal pour inciter à l’action. Cette logique permet de maximiser l’impact tout en évitant les sollicitations inutiles.

Sur le plan technique, cette priorisation s’appuie sur une segmentation évolutive et contextuelle. Les données comportementales (dernières actions, temps passé, fréquence de consultation), transactionnelles (historique d’achats, paniers abandonnés), et déclaratives (préférences ou objectifs renseignés) sont croisées en temps réel grâce à des plateformes capables de gérer des événements et des attributs dynamiques. Ces outils permettent d’identifier en continu les utilisateurs les plus stratégiques pour chaque campagne. L’A/B testing intégré aide à valider les choix : qui activer, à quel moment, avec quel message. Résultat : des interactions plus pertinentes, mieux perçues, et moins fréquentes — pour plus d’efficacité.

Mesurez vos performances pour vous améliorer

Pour optimiser vos campagnes, il est essentiel de suivre les bons indicateurs. Les benchmarks du secteur permettent de situer ses résultats par rapport aux standards de votre industrie. Trois métriques sont particulièrement importantes :

  • Le taux d’opt-in, qui indique le pourcentage d’utilisateurs ayant accepté de recevoir vos notifications, reste un bon indicateur de la valeur perçue par votre audience. En 2024, ce taux médian s’établissait à 61,4 % sur Android et 49,8 % sur iOS selon Airship (Push Notification Benchmark Report 2024). Un taux faible peut révéler un manque de clarté dans le message d’autorisation ou une absence de bénéfice concret associé aux notifications.

  • Les ouvertures directes, qui mesurent combien de fois vos notifications ont conduit à une ouverture immédiate de l’app. C’est un indicateur direct de l’impact de vos messages.

  • Le volume d’envois par utilisateur, qui permet d’éviter la saturation. Un trop grand nombre de notifications augmente le risque de désabonnements.

Conclusion

On les qualifie d’intrusives, parfois même indésirables… mais entre de bonnes mains, les notifications push peuvent devenir l’un des points de contact les plus puissants d’une stratégie mobile. Le secret ne réside pas dans la quantité, mais dans l’intelligence derrière chaque envoi. C’est en respectant le contexte, la réalité de l’utilisateur et la valeur qu’il en retire que ce petit message, souvent balayé du doigt, peut devenir un vrai levier d’engagement.

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